Jeux & quiz
Jouer au ni oui ni non
Interdiction de dire « oui » ou « non ». On pose des questions pièges, l'autre doit répondre sans tomber dedans. Redoutable, hilarant, et zéro matériel.
Un jeu qui a bercé mon enfance et qui marche toujours aussi bien : le « ni oui ni non ». La règle est minuscule et la difficulté énorme, ce qui donne exactement le bon niveau de frustration rigolote pour tenir un long trajet ou l'attente d'un plat.
On pose des questions à quelqu'un, et lui doit répondre sans jamais prononcer « oui » ni « non ». Ça paraît facile, jusqu'à ce qu'on te demande innocemment « tu es bien assis là ? ». Chez nous, c'est mon fils de 8 ans le grand piégeur, et il n'a aucune pitié.
La liste de courses
Toujours pareil avec les jeux qui voyagent dans la tête : le budget est ridicule. Ici, il est nul.
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Deux joueurs et un peu de malice0 €Un qui pose les questions, un qui tente de survivre. On inverse dès que le piégé craque.
Rien à acheter, jamais. Le meilleur rapport qualité-prix de la maison.
Comment on joue
On désigne une victime, pardon, un joueur. Les autres l'assaillent de questions pendant une minute ou deux. Il doit répondre à tout, mais sans dire « oui » ni « non ». À la place, il ruse : « tout à fait », « pas du tout », « c'est exact », « certainement pas ». Dès qu'un « oui » ou un « non » lui échappe, il a perdu et on change de joueur. Le but des questionneurs, c'est justement de l'endormir avec des évidences pour lui arracher le mot interdit.

Des variantes pour corser
- Les mots interdits maison : on ajoute « peut-être » ou « je sais pas » à la liste noire, pour empêcher les réponses molles.
- Le chrono : tenir une minute complète sans faute fait gagner un point. Trois points, et on est sacré champion incontesté.
- Tout le monde en même temps : version où personne n'a le droit aux mots interdits pendant tout le trajet. Prépare-toi à des fous rires quand quelqu'un se fait avoir.
Adapter le jeu à chaque âge
- Les petits (dès 4 ans) : on ne bannit que « oui ». Déjà bien assez difficile, et ça évite la frustration.
- Les moyens (5 à 7 ans) : les deux mots interdits, avec des questions simples et bienveillantes.
- Les grands (8 ans et plus) : questions rapides et sournoises, liste noire élargie, chrono qui tourne.
Les petites précautions
- On garde la bonne humeur : le but est de rire ensemble, pas de piéger quelqu'un jusqu'aux larmes. Si un enfant le vit mal, on relâche la pression.
- Avec les plus jeunes, on célèbre les esquives réussies au moins autant que les pièges. Sinon le jeu se transforme vite en collection de défaites.
Il rejoint mes autres jeux sans rien : jouer à je vois, je vois, inventer une histoire à rallonge et charger la valise de mémoire. Tout est réuni dans mes idées pour tenir en voiture et pour patienter au restaurant.



