Jeux & quiz
Inventer une histoire à rallonge
Chacun ajoute une phrase, et l'histoire part complètement en vrille. Un jeu sans rien, qui fait travailler l'imagination et déclenche des fous rires garantis.
Voilà le genre de jeu que je ressors quand tout le monde en a assez de tout le reste. On invente une histoire tous ensemble, une phrase chacun, et on la fait grandir jusqu'à ce qu'elle devienne complètement folle. Aucun matériel, aucune règle compliquée, et un résultat toujours différent.
Chez nous, ça commence toujours très sérieusement et ça finit avec un dragon qui fait du toboggan dans un bol de chocolat chaud. Ma fille de 6 ans place des princesses partout, mon fils de 8 ans des explosions, et personne n'est jamais d'accord sur la fin. C'est parfait.
La liste de courses
Rien. Absolument rien. C'est le genre de jeu qui tient tout entier dans l'imagination, et l'imagination, elle, est déjà livrée avec l'enfant.
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De l'imagination0 €Fournie de série, en quantité illimitée, chez tous les enfants.
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De quoi noter (optionnel)0 €Récup' : un carnet qui traîne, pour garder une trace des histoires les plus délirantes et les relire plus tard.
Zéro euro, et une réserve d'histoires qui ne s'épuise jamais.
Comment on joue
Quelqu'un lance la première phrase : « Il était une fois un escargot qui rêvait de voler. » Le joueur suivant ajoute une phrase, puis le suivant, et ainsi de suite. Chacun doit tenir compte de ce qui précède, sans avoir le droit de tout effacer d'un « et tout ça n'était qu'un rêve ». On tourne jusqu'à trouver une fin, ou jusqu'à ce que le fou rire mette fin à la partie.
Des variantes qui pimentent
- Le mot imposé : avant de parler, on pioche un mot au hasard (crocodile, aspirateur, chaussette) qu'il faut absolument caser dans sa phrase.
- Trois mots chacun : version express où chacun n'a droit qu'à trois mots. L'histoire avance par petits bonds et c'est encore plus drôle.
- L'histoire dont tu es le héros : à chaque tour, celui qui parle propose deux suites possibles, et les autres votent.
- La version dessinée (à la maison) : après l'histoire, chacun dessine son moment préféré. Un joli pont vers dessiner le même monstre à plusieurs.
Adapter le jeu à chaque âge
- Les petits (dès 3 ans) : l'adulte tient les rênes et l'enfant complète par petites touches (« et là il rencontre un... ? »). On accueille tout, même la logique la plus fantaisiste.
- Les moyens (5 à 7 ans) : ils tiennent une phrase entière et adorent les rebondissements absurdes.
- Les grands (8 ans et plus) : on ajoute des contraintes (un mot imposé, un genre : policier, effrayant, rigolo) pour corser le défi.
Les petites précautions
- La seule règle qui compte : on ne se moque pas de l'idée de l'autre. Une histoire à rallonge, ça ne marche que si personne n'a peur de dire une bêtise.
- Si un enfant sèche, on souffle une amorce plutôt que de laisser un blanc gênant s'installer.
C'est l'un de mes jeux d'attente préférés, à glisser entre jouer à je vois, je vois et deviner le personnage mystère. Retrouve-le dans mes idées pour occuper la voiture et pour patienter au restaurant.



