Jeux & quiz
Jouer à « je vois, je vois »
Le jeu d'observation qui ne coûte rien, ne se prépare pas et sauve les longs trajets comme les attentes qui n'en finissent pas. On repère un objet, on donne un indice, l'autre devine.
Si un jour il ne me reste qu'un seul jeu dans la tête, ce sera celui-là. « Je vois, je vois » ne demande rien : pas de boîte, pas de préparation, pas de table. Juste des yeux et un peu de mauvaise foi. C'est mon réflexe dès qu'on est coincés quelque part, dans la voiture sur l'autoroute, à la caisse du supermarché ou en attendant le plat au restaurant.
Le principe tient en une phrase : quelqu'un repère un objet visible autour de lui, en garde le secret, et lâche un indice. Les autres devinent en posant des questions ou en proposant des réponses. Mon fils de 8 ans adore prendre la place du meneur, et ma fille de 6 ans est capable de deviner pendant une heure sans se lasser.
La liste de courses
Tu vas être déçue par la modestie du budget : il n'y a rien à acheter. C'est tout l'intérêt d'un jeu qu'on emmène partout dans sa tête.
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Des yeux et de la bonne humeur0 €Le seul vrai matériel. Deux joueurs minimum, et un endroit avec des choses à regarder (autant dire : partout).
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Un papier pour compter les points (optionnel)0 €Récup' : le dos d'un ticket de caisse suffit largement, si tu tiens à départager les champions.
On reste à zéro euro : ce jeu-là voyage gratuitement dans la poche.
Comment on joue
Le meneur choisit un objet qu'il voit, sans le montrer, et annonce sa couleur : « Je vois, je vois... quelque chose de rouge. » Les autres cherchent du regard et proposent : « le panneau ? », « ta veste ? », « la voiture devant ? ». Le premier qui trouve prend la main et choisit à son tour.
On peut donner d'autres indices que la couleur : une forme, une matière, la première lettre, à quoi ça sert. Plus l'indice est malin, plus la partie dure. Et c'est bien ça qu'on cherche quand il reste trois cents kilomètres.
Des variantes pour ne pas s'user
- Version lettres : « je vois quelque chose qui commence par A ». Parfait pour réviser l'alphabet sans en avoir l'air.
- Version catégories : on se limite à un thème (les animaux, ce qui roule, ce qui est vivant).
- Version chaud-froid : pas de question, juste « tu chauffes » ou « tu refroidis » selon la direction du regard.
- Version dehors : en balade, ça remplace la sempiternelle question « on arrive bientôt ? ».
Adapter le jeu à chaque âge
- Les petits (dès 3 ans) : on reste sur les couleurs et des objets très visibles. On les aide, on félicite fort, on n'insiste pas sur le fait de gagner.
- Les moyens (5 à 7 ans) : on corse avec les lettres et les catégories.
- Les grands (8 ans et plus) : indices tordus, objets minuscules, ou règle « pas deux fois la même couleur dans la partie ».
Les petites précautions
- Si tu conduis, tu peux jouer à l'oreille (deviner, encourager) mais tu ne cherches pas des yeux : la route d'abord.
- En voiture, on choisit des objets stables (dans l'habitacle ou le paysage lointain) plutôt que la voiture qui double et disparaît aussitôt, source de disputes assurées.
Envie d'enchaîner ? Ce jeu fait partie de ma trousse de secours anti-trajet, avec inventer une histoire à rallonge, jouer au ni oui ni non et deviner le personnage mystère. J'ai réuni mes préférés dans deux articles : les activités pour survivre à la voiture et celles pour tenir un repas au restaurant.



