Maison
Construire un circuit de billes en carton
On scotche des rouleaux et des gouttières de carton contre un mur, on lâche une bille en haut, et on la regarde dévaler tout le parcours. Le défi : qu'elle arrive en bas sans jamais s'arrêter. Plus dur qu'il n'y paraît.
Un circuit de billes maison, c'est le grand chantier des jours de pluie. On fabrique des toboggans, des virages et des sauts pour qu'une bille descende du haut d'un mur jusqu'en bas sans jamais caler. Ça a l'air simple, et puis on découvre que la pente, la vitesse et les raccords, ça se calcule un peu. Bienvenue en ingénierie.
Version express, spéciale mode urgence : pas le temps de sortir les ciseaux ? On oublie le grand chantier et on fait la version minute, celle qu'un enfant monte tout seul : quelques rouleaux de sopalin fendus en gouttière, une pile de livres pour créer la pente, une boîte à l'arrivée, et une bille (ou une petite voiture) à faire dévaler. On assemble, on teste, on ajuste, le tout en une vingtaine de minutes et sans rien découper. Le circuit complet décrit ci-dessous, lui, se garde pour un après-midi entier.
La liste de courses
Du carton, du scotch, des billes. C'est un atelier presque entièrement gratuit.
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Rouleaux et cartons0 €Récup' : rouleaux de papier toilette, boîtes de céréales, cartons de colis. La matière première idéale, et gratuite.
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Masking tape0 à 3 €Pour fixer au mur sans rien abîmer. Il se décolle proprement, contrairement au scotch classique. Action
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Un sachet de billes2 à 5 €Les billes de verre roulent le mieux. Un sachet dure très longtemps, sauf sous le canapé. Action Cultura
Les pièces du circuit
Tout se fabrique en carton de récup. Les rouleaux de papier toilette et d'essuie-tout coupés en deux dans la longueur font des gouttières parfaites. Les boîtes de céréales découpées font des rampes larges. Un entonnoir en papier fait un tourbillon. Une boîte à oeufs fait une zone d'arrivée à cases. On garde tout dans la boîte de l'ingénieur d'une fois sur l'autre.
Le mur, meilleur ami de la bille
On fixe les gouttières contre une porte, un mur ou un grand carton dressé, avec du masking tape qui ne laisse pas de traces. La clé, c'est la pente : trop plate, la bille s'arrête ; trop raide, elle décolle et rate le virage suivant. On teste chaque tronçon avec une bille avant de fixer le suivant. Et on soigne les raccords, c'est presque toujours là que la bille sort de la piste et roule sous le canapé pour l'éternité.
Monter la difficulté
Quand le parcours de base fonctionne, on corse : un looping avec une gouttière courbée, un saut d'un tronçon à l'autre, une cloche à faire sonner en bas, un aiguillage qui envoie la bille à gauche ou à droite. Chaque ajout est un mini défi d'ingénieur. Le circuit finit parfois par faire le tour de la chambre, au grand dam de personne, car c'est magnifique.
Sécurité

Les billes sont l'exemple type de la petite pièce dangereuse pour un tout-petit qui met tout à la bouche. Ce circuit se construit et se joue à l'écart des tout-petits, et on ramasse toutes les billes dans une boîte fermée à la fin. Une bille perdue au sol, c'est aussi une belle glissade en perspective.
On garde l'élan ?
Le circuit de billes sort tout droit de la boîte de l'ingénieur. Juste à côté dans la boîte : la machine de Rube Goldberg pour les réactions en chaîne, et le pont en bâtonnets pour tester la solidité.


