Créatif
Fabriquer des koinobori
On transforme les rouleaux de papier toilette en carpes volantes japonaises, avec de grosses gommettes en guise d'écailles et une queue en papier qui frémit au moindre courant d'air. Une fois accrochées à la fenêtre, elles ont l'air de nager.
À un moment, tu te retrouves avec une pile de rouleaux de papier toilette vides sur le rebord de la fenêtre, parce que « ça peut toujours servir ». Eh bien voilà, ça sert. On en a fait des koinobori, ces carpes en tissu qu'on accroche dehors au Japon et qui gonflent dans le vent. Version maison, ça donne des poissons hauts en couleur, couverts de gommettes, avec une longue queue en papier qui s'agite dès qu'une porte claque.
Ce que j'aime avec cet atelier, c'est qu'il n'a pas d'âge. Mon grand de 8 ans aligne ses écailles au millimètre en tirant la langue, ma fille de 6 ans mélange toutes les couleurs, et ma petite de 3 ans colle ses gommettes un peu n'importe où, ce qui donne d'ailleurs le poisson le plus réussi de la bande. Chacun le sien, personne ne fait pareil, et à la fin on a une vraie guirlande à suspendre.
La liste de courses
Trois fois rien, et surtout beaucoup de récup. On ouvre les placards avant d'ouvrir le porte-monnaie.
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Des rouleaux de papier toilette ou de Sopalin0 €Récup' : c'est la base du poisson, et tu en as sûrement déjà tout un stock qui attend. Les rouleaux de Sopalin, plus longs, font de grandes carpes ; ceux de papier toilette, des bébés poissons. Un mélange des deux, c'est parfait pour une guirlande.
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De grosses gommettes rondes de couleur2 à 4 €Les fameuses écailles. On prend les plus grosses possibles, ça va beaucoup plus vite à couvrir (et c'est plus facile à décoller pour les petits doigts). Un assortiment multicolore, et le tour est joué. Action Cultura Amazon
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Du papier de couleur pour la queue0 à 3 €Récup' possible : quelques feuilles de couleur ou du papier crépon, découpés en fines bandes. Les chutes de papier cadeau ou de vieux magazines marchent très bien aussi. Moi j'avais sous la main des bandes de papier déjà prédécoupées (un peu comme de longs Post-it fins et étroits), mais ce n'est vraiment pas obligatoire. Action Amazon
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De la ficelle, des ciseaux et de la colle (ou du scotch)0 à 2 €À la maison : un bout de ficelle ou de fil pour suspendre, les ciseaux du tiroir, et de la colle en bâton ou du ruban adhésif. Rien à acheter, en principe.
Aucun lien sponsorisé, juste des repères. Le rouleau étant gratuit, tout l'atelier tient dans un billet de cinq.
C'est quoi, un koinobori ?
Le koinobori, c'est une manche à air en forme de carpe qu'on accroche au Japon autour du 5 mai, le jour des enfants. La carpe, là-bas, c'est le symbole du courage et de la persévérance, parce qu'elle est capable de remonter les rivières à contre-courant. Les familles en accrochent souvent une par enfant, et les poissons se gonflent et « nagent » dans le vent au bout de leur perche. L'idée, en fabriquant les nôtres, c'est un peu la même : on souhaite à nos enfants de filer droit et de ne rien lâcher. Enfin, surtout de bien vouloir mettre leurs chaussures le matin, mais on part de loin.
On habille le rouleau
Première étape, donner une couleur de fond au poisson. Le plus simple, c'est d'entourer le rouleau d'une feuille de papier de couleur qu'on colle sur toute la longueur. On peut aussi le peindre, mais il faut alors le laisser bien sécher avant de coller les écailles, et avec des enfants qui piaffent, le papier va souvent plus vite. Ce fond, on le voit à peine à la fin, alors pas besoin que ce soit parfait.
On colle les écailles
C'est le cœur de l'atelier, et de loin le moment préféré des enfants. On colle les grosses gommettes en les faisant se chevaucher un peu, comme des tuiles sur un toit, en partant du bas du poisson (côté queue) vers le haut (côté tête). Ça donne cet effet d'écailles bien rangées. Ton enfant peut suivre les rangées sagement ou tout mélanger, les deux rendent très bien. Pour les yeux, tout en haut, si tu as un rouleau de gommettes « yeux » sous la main (ces pastilles avec une pupille imprimée), c'est parfait pour donner du caractère à chaque carpe. Sinon, deux grosses gommettes claires ou un coup de feutre font très bien l'affaire. Une petite bouche, et la carpe prend vie.
La queue qui vole au vent
C'est elle qui fait tout le charme du koinobori. On utilise de fines bandes de papier de couleur, une bonne quinzaine de centimètres de long. Moi j'avais sous la main des bandes déjà prédécoupées (un peu comme de longs Post-it fins et étroits), mais on peut tout aussi bien les tailler dans des feuilles de couleur. Petite astuce de montage : la toute dernière rangée de gommettes, en bas du poisson, on ne la replie pas vers l'intérieur du rouleau, on la laisse dépasser du bord. Ça crée un petit rebord bien pratique pour venir scotcher les bandes au dos, et la queue tombe alors joliment depuis l'ouverture. Plus les bandes sont fines et nombreuses, plus ça frémit au moindre courant d'air. Tailler les bandes fait partie du jeu pour les plus grands ; pour les petits, c'est toi qui manies les ciseaux.
On les accroche
Dernière ligne droite. On perce deux petits trous en haut du poisson, de part et d'autre, on y passe un bout de ficelle, et on noue. Ensuite, tu peux suspendre chaque carpe séparément devant une fenêtre, ou les aligner toutes sur une longue ficelle tendue en travers de la pièce pour faire une vraie guirlande. C'est là que la magie opère : au moindre passage, à la moindre porte qui s'ouvre, les queues s'agitent et les poissons se mettent à nager. Devant la fenêtre, avec la lumière qui traverse les couleurs, c'est vraiment joli.
Côté sécurité
Les gommettes et les petits bouts de papier sont de petits éléments : avec un tout-petit (moins de 3 ans), on garde un œil attentif, car tout ce petit monde finit vite exploré à la bouche. Les découpes de bandes, c'est l'adulte qui s'en charge pour les plus jeunes. Et on le dit clairement : ce poisson, c'est de la décoration, rien ne se mange, même la gommette qui ressemble à un bonbon.
Pour prolonger l'idée
Si les rouleaux de papier toilette te réussissent, tu peux enchaîner sur le zoo en rouleaux de papier toilette, tout un bestiaire à fabriquer avec la même base. Et comme les koinobori adorent la fenêtre, ils font une jolie paire avec les vitraux en papier de soie : d'un côté ça nage, de l'autre ça filtre la lumière, et ta fenêtre devient une petite galerie.



